Les maladies respiratoires du chien

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attention Les renseignements fournis dans ces rubriques ne peuvent en aucun se substituer à une consultation Vétérinaire. En cas de moindre doute sur l’état de santé de votre chien, vous devez consulter dans les plus brefs délais.



 

 

Les maladies de l'appareil respiratoire du chien

 

Les maladies respiratoires chez le chien  sont essentiellement de source infectieuse, bactérienne, virale ou parasitaire.

 

Différents organes peuvent être également  touchés à savoir les cavités nasales, le larynx, la trachée et les grosses bronches.

 

Mais aussi l’appareil respiratoire profond qui comprend  les petites bronches et le tissu pulmonaire.

 

Les symptômes  des maladies respiratoires du chiens sont à la fois très évocateurs et peu variés.

 

La toux est le  principal, le vétérinaire en étudiera  l’intensité et le caractère (humide ou sec). 

 

L’écoulement nasal, les bruits respiratoires (ronflement), essoufflementdétresse respiratoire sont les autres symptômes les plus courants.

 

L’examen clinique permet au vétérinaire de déceler l’organe ou les organes probablement atteint(s).

 

L’origine cardiaque peut-être envisagée face à une symptomatologie respiratoire et les signes d’atteinte cardiaque sont alors recherchés.

 

Les examens complémentaires :

 

  • La radiographie thoracique permet une image du cœur et de l’appareil respiratoire. Les lésions pulmonaires et cardiaques peuvent ainsi être décelées.

  • La radiographie des cavités nasales. Cet examen nécessite une anesthésie générale.

  • L’endoscopie. Permet une visualisation directe des voies respiratoires et du larynx. Examen pratiqué sous anesthésie générale.

  • L’échographie. Examen  essentiellement réalisé si une origine cardiaque est suspectée.

  • La tomodensitométrie ou scanner.  Examen réalisé en cas d’atteinte des cavités nasales.

  • Prélèvements de tissulaires par ponction ou biopsie. Indispensables pour identifier les lésions. En cas par exemple de suspicion de cancer.

  • Le lavage broncho-alvéolaire. Le liquide pulmonaire  recueilli chargé de débris cellulaires et d’éventuels éléments pathogènes est étudié au microscope et mis en culture afin d’étudier un agent infectieux.

 

Quelle est la gravité des maladies respiratoires ?

 

La plupart des affections respiratoires évoluent simplement et guérissent en quelques semaines ou quelques mois.

 

Par contre les atteintes de l’appareil respiratoire profond sont généralement plus graves (poumons, petites bronches, plèvre).

 

Il est souvent plus difficile de mettre en place une thérapie efficace et des complications peuvent apparaître.

 

Les infections respiratoires sont toujours sérieuses. Les germes peuvent se propager dans tout l’organisme dont les séquelles sont fréquentes lors de lésions étendues.

 

 

 

Quels sont les signaux d’alarme ?

 

Cavités nasales :

  • Eternuements
  • Jetage (écoulement nasal)
  • Ronflements
  • Difficultés respiratoires
  • Reniflements
  • Déformation

 

Trachée, grosses bronches :

 

  • Toux forte, quinteuse
  • Difficultés respiratoires
  • Sifflements
  • Intolérance à l’effort

 

Larynx :

 

  • Intolérance à l’effort
  • Ronflements
  • Toux déclenchée à la déglutition
  • Difficultés respiratoires
  • Modification de la voix
  • Détresse respiratoire
  • Etouffement
  • Cyanose
  • Syncope

 

 Appareil respiratoire profond (poumons, petites bronches, plèvre) :

 

  • Petite toux discrète
  • Difficultés respiratoires
  • Expectoration mousseuse
  • Atteinte marquée de l’état général
  • Détresse respiratoire

 

Quel est le traitement des maladies respiratoires chez le chien ?

 

 Il existe un arsenal thérapeutique très varié et vaste.

 

  • Les antibiotiques sont essentiellement utilisés en cas d’infections bactériennes. Dans la mesure où la présence de secrétions bronchiques peuvent en diminuer peut en diminuer l’efficacité, ils sont souvent associés à des anti-inflammatoires.

  • Les antitussifs sont indiqués dans le cas de toux irritative, sèche. Les expectorants et les mucolytiques fluidifient les secrétions  et favorisent la pénétration des antibiotiques.

  • La chirurgie est pratiquée lors de paralysie laryngée et de syndrome obstructif des races brachycéphales comme le Bouledogue Anglais et Français, le Carlin, le Boxer et le Boston Terrier…

  • La chirurgie du poumon sert le plus souvent à retirer un organe atteint par un terrain infectieux sévère ou encore une tumeur. En cas de cancer, l’intervention est complétée par une chimiothérapie.

  • La radiothérapie est appliquée cas de tumeurs naso-sinusales et allonge considérablement  la durée de vie du chien.

 

informations Les races à risque

 

Certaines races sont prédisposées aux affections de l’appareil respiratoire.

 

Ainsi les petites races de chiens telles que : le Yorkshire, le Caniche nain, le Spitz, le Pinsher sont très souvent atteintes du collapsus trachéal.

 

Les Bouledogues Anglais et Français, le Carlin, le Boxer et le Boston Terrier sont eux particulièrement affectés du syndrome obstructif des voies respiratoires supérieures.

 

Ceci est malheureusement la conséquence d’une sélection ayant aboutie à la fixation d’un nombre important de malformations de l’appareil respiratoire : des narines rétrécies (sténoses), une déformation du larynx, des cavités nasales étroites, un encombrement du palais.

 

 

information importante Infos sur la toux du chenil

Egalement nommée trachéobronchite infectieuse, la toux du chenil est une maladie très contagieuse donc une maladie de collectivités.

 

Elle peut par exemple survenir après un séjour en pension ou un passage en exposition canine.

 

C’est une maladie due à une association d’agents pathogènes viraux et bactériens.

 

Elle n’est pas spécialement dangereuse sauf pour les très jeunes sujets chez lesquels elle peut devenir mortelle si non détectée à temps.

 

Parmi les symptômes les plus courants on note une toux très forte, quinteuse et productive. Une atteinte oculaire et nasale y est parfois associée. C’est une maladie qui peut être évitée puisqu’un vaccin existe.

 

Attention aux antitussifs

La toux permet d’évacuer les secrétions en excès. Supprimer la toux peut aggraver l’encombrement et provoquer l’obstruction respiratoire. Les antitussifs ne doivent jamais être administrés en cas de toux humide.

 

© Entre Chien et Nous

 

Source écrite : Le Traité Rustica du chien - Rustica Editions

 

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